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95.   L'entrée de Togoville   Publié le 15/02/2011 à 22:26


86.   Sous le plancher de la maison...   Publié le 15/02/2011 à 22:27


... 1,50m où étaient entassés les prisonniers esclaves !


87.   Maison des esclaves...   Publié le 15/02/2011 à 22:29


... Ils passaient par là !


88.   Lundi 14 février (avant-dernière semaine...)   Publié le 15/02/2011 à 22:31

J’arrive au centre, tranquillement, et je ne trouve pas Rabbi. Les filles me disent « Tu sais, elle est très malade, elle souffre beaucoup, elle est couchée... » Je fonce, bien entendu, dans sa chambre (qu’elle partage avec cinq enfants) et, là, cette folle, elle me saute dessus et me plaque au sol ! C’était une bonne blague !!!
Nous nous étions mises d’accord, vendredi, avec Rabby pour un petit stratagème : elle n’a plus de produits : lait, crème, eau de Cologne, etc. pour son bébé. Or, elle en a dans sa valise qui date d’avant son arrivée à l’orphelinat, mais ne peut justifier l’achat de ces produits (car il semble que les filles, ici, ont interdiction de posséder le moindre sou). Je suis donc venue avec mon sac à dos, elle a glissé les produits dedans et, moi, j’arrive la bouche en cœur en disant devant Gloria (la femme du responsable) : « Comme tu n’avais plus de produits pour Jojo, je t’en ai acheté ! » J’ai bien vu qu’elle n’était pas contente, mais elle n’osera jamais me dire quoi que ce soit, et Jojo aura les fesses propres pour un moment !
J’achèterai demain à Gloria un flacon de lotion bébé pour le sien et tout le monde sera content !
Aujourd’hui, j’ai apporté mon ordinateur : les enfants adorent les chansons françaises des années 80. Nous mettons la musique à fond sur la terrasse et nous faisons une « Boum », comme dit Joséphine. On danse avec les petits, ils sont trop craquants !
Rendez-vous pour la réunion Projects Abroad à 14 heures. Aujourd’hui, nous allons à la plage. J’arrive au bureau un peu en avance avec l’idée de me connecter sur internet quand, Daniela, une des intervenantes vient me voir en me disant : « Nous avons convoqué ta famille d’accueil pour lui expliquer que tu ne manges pas bien et qu’il faut qu’ils fassent des efforts. » Alors là, je n’en reviens pas ! Mais quel manque de pédagogie ! Mais comment je vais faire, moi ? Ils vont m’en vouloir, ils vont penser que je me suis plainte au bureau, quelle galère ! On en avait juste parlé au cours d’une conversation où nous échangions tous sur nos familles d’accueil ! Quand je vois sortir John (le mari de mama Thérèse) du bureau, moi, je fonce sous le mien. Merde, ils auraient pû attendre que je sois partie pour faire le point, juste pour les suivants ! Là, à l’instant, je ne suis pas encore allée dîner, et sincèrement, je redoute autant le plat que l’ambiance…


89.   Il faut bien que je donne un petit coup de main !   Publié le 15/02/2011 à 22:45


90.   Une orange pour Macafi et une orange pour Dany   Publié le 15/02/2011 à 22:47


... Il ne faut surtout pas en perdre une goutte !


91.   Mardi   Publié le 15/02/2011 à 22:52

Contre toute attente, l’ambiance était la même que d’habitude, hier soir : pas touchés du tout, visiblement, par le rendez- vous. Je crois tout simplement qu’ils s’en fichent totalement. D’ailleurs, ils en ont « oublié » de me faire à manger, hier soir. Thérèse considère que, comme à la réunion Projects Abroad, il nous est servi de l’ananas et des cacahuètes, cela la dispense du dîner me concernant ! Je pourrais mal le prendre, mais je sais qu'il n'y a pas vraiment de méchanceté derrière tout ça, juste pas la même culture...
Ce matin, je descends pour partir à l’orphelinat. Je passe par le garage, comme d’habitude, et là, surprise ! Nous sommes inondés !!! Il y a la cuve qui récupère les eaux usées qui a débordé pendant la nuit : on a de l’eau jusqu’aux genoux ! Pas le choix, il faut traverser... Pas très ragoûtant, mais comment faire autrement ? J’arrive au centre, je fonce au puits et je me rince !
Ce matin, en prenant la douche avec les petits, la petite Macafi me dit « plaie, plaie ! » en me montrant sa tête... Je regarde de plus près et je constate un énorme furoncle sur l’arrière de sa tête ! J’appelle Gloria et lui demande un désinfectant : inutile de vous dire qu’il n’est même pas envisageable d’appeler ou d’aller voir un médecin pour si peu… Et là, la douce Gloria prend la tête de la petite et sert comme une brute l’endroit malade et il en sort un liquide abominable, verdâtre... mais quelle horreur ! Je nettoie la plaie, lui pose une compresse avec du Dakin, lui décolore en passant son tee-shirt ,et lui fait un bandage tout autour de la tête. On dirait une rescapée, pauvre petit bout de chou ! Depuis, elle me suit comme mon ombre : on ne sait jamais si son pansement tombe, me dit-elle…
Soarès, aujourd’hui, n’est pas à l’école : le maître l’a renvoyé parce qu’il a la teigne ; et comme le traitement dure un mois, je crois que ce gosse n’est pas près de revoir sa classe…
Après déjeuner, Gloria me dit qu’il faut absolument qu’elle me montre un film africain, le sujet étant : Le sacrifice humain pour devenir riche. Véridique ! Je regarde 20 minutes et je me sauve... Au secours, sortez-moi de là !!!!!!!


92.   Comme il n'y a pas de table dans la cuisine...   Publié le 15/02/2011 à 23:13


... on sert à même le sol.


93.   Mercredi   Publié le 18/02/2011 à 17:50

Ce matin, ça commence fort !
Les filles sont sur la terrasse avec les bébés ; Gloria me dit : Viens voir ! Il faut que je te montre, mon Christian (4 mois) il a « chié » bizarre toute la nuit ! Et là, elle ouvre un pagne et effectivement, je constate… Bonjour les filles, dis-je, la journée commence bien ! Je lui demande ce qu’elle lui a donné à manger mis à part son lait puisqu’elle l’allaite et elle me répond « du miel et du citron puisqu’il tousse !!! »Inutile de chercher plus loin le dérangement intestinal du petiot. Je lui explique qu’à cet âge, on évite ce genre de traitement un peu radical…
Un peu plus tard, nous abordons le sujet des enfants et de la contraception. J’ai parlementé une heure, mais rien sur ce sujet n’a d’intérêt à leurs yeux ! Rabbi qui, comme je vous l’ai expliqué précédemment, a déjà abandonné trois de ses enfants au Niger, s’apprête à en abandonner deux : Marie 10 ans et mon petit Dany 3 ans, puisqu’elle veut repartir au Ghana et les laissera en passant. Elle ne veut rien savoir, elle ne veut pas de la pilule, elle pense que justement ça empêche d’en avoir quand on l’arrête ; le stérilet, elle ne sait pas ce que c’est ; quant au préservatif, ça ne marche pas, dit-elle. J’évoque le problème du sida : ça, c’est pour les autres ! Peine perdue... Mais au moins le fait d’en parler, c’est toujours ça de gagné, d’autant que Pascaline qui vit avec nous est porteuse de la maladie. Elle est très mal en point, n’arrive pas à se lever depuis quelques jours et quand j’en parle à Gloria, elle me répond qu’elle attend son mari... il ferait mieux de ne pas tarder, celui-là, on va vraiment finir par avoir une catastrophe dans cette maison. Idem pour Macafi : ce matin, elle portait toujours le bandage de la veille ! Bravo avec la chaleur qui fait, monsieur Furoncle doit bien se porter. Je fais preuve d’un léger agacement auprès de Gloria en lui précisant qu’elle a peut-être une petite responsabilité de l’orphelinat en l’absence de son cher et tendre. Elle boude mais je pense que demain elle accompagnera au moins Pascaline à l’hôpital… Je donne la douche aux enfants et je soigne la petite, non sans avoir demandé cinq fois cette bon sang de crème à la pénicilline que j’ai fini par obtenir. Là, au moins, la douche c’est le bonheur ! Des câlins, que des câlins ! Le mieux, c’est quand je les sèche, ils veulent absolument que je les porte dans la chambre et leur petite tête blottie contre mon épaule, là je dois dire que c’est quelque chose !
Quand je suis arrivée dans cette aventure, j’ai rencontré évidemment les volontaires présentes depuis quelques temps déjà et elles m’avaient prévenue : tu verras, au début, on découvre, on a de l’énergie et puis on s’essouffle, tu verras c’est lourd, elles avaient raison !
Adjima n’est toujours pas rentré : le voyage devait durer 4 jours, cela en fait six et apparemment il ne rentrera pas avant lundi. Notre projet d’ouverture de compte et de démarrage de la ferme de Kpalimé va s’évanouir, je le crains... J’aurai fait le maximum, tant pis pour eux. S’il n’y avait que moi, je pourrais boucler le sujet en deux jours mais là, compte tenu du fonctionnement de chacun, je n’y crois plus. Tant pis pour eux, je le prends avec philosophie, je ne suis pas responsable de l’immobilisme ambiant…
Cet après-midi, les enfants n’ont pas d’école. Nous organisons donc des jeux, : ils me font des dessins que je dois absolument emporter en France pour ma famille. Dany, souvent, me glisse dans la poche de mon pantalon des objets comme une bille ou des capsules de bouteilles en me disant « Love You Manou, cadeau pour toi que seule ! »


94.   Maintien du feu   Publié le 18/02/2011 à 18:15


Le riz et les haricots cuisent en même temps sur du charbon de bois, il faut maintenir le feu !


 
 
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