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35.
Transport de cabane
Publié le 23/01/2011 à
16:12

Il y a un homme qui tire ce chargement,
avec les roues dans le sable et cette chaleur, j'ai mal pour lui.
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36.
MAPOPO
Publié le 23/01/2011 à 16:12
Jeu de ballon avec Mapopo...
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Jeu de marelle togolais
Publié le 23/01/2011 à
16:12
Ils chantent une chanson en éwé
c'est trop mignon !
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| 38.
Lundi matin 24 Janvier Publié
le 27/01/2011 à 02:14
J’arrive au centre,
un gros 4/4 est garé devant la porte : miracle le «
papa » du centre est rentré du Burkina. Je fais donc
la connaissance de ……. accompagné de Sani, un
jeune homme de 18 ans, de Pascaline et son fils Marcelin, 5 ans,
qui intègrent l’orphelinat pour un certain temps et,
visiblement, elle est là pour travailler. Comme nous étions
déjà 4 femmes pour gérer 17 enfants et que
nous avions quelques trous dans la journée je me dis que
maintenant on n’a pas fini de s’asseoir sur le banc
à discuter…
Un peu difficile pour moi, le temps passe lentement... Je préfère
être occupée, je rejoins Pascaline qui fait la lessive
; ça tombe bien, il y en a une montagne !
Un peu plus tard, j’organise une petite séance de dessin.
J’observe le petit Marcelin qui fait de très jolis
dessins dans le sable avec son doigt. Je lui propose donc de me
montrer ce qu’il sait faire, pour un petit de 5 ans, c’est
très étonnant. Demain on essaie la peinture…
Ici il règne une effervescence tout à fait étonnante
: « papa » qui s’appelle Adjima est revenu de
son voyage avec un stock impressionnant de vêtements qui proviennent
de dons ; je constate que certaines marques sont très présentes
comme « Hello KItty » et « Mango ». Ce stock
est destiné à la vente pour subvenir aux besoins de
l’orphelinat .
Stupeur et tremblements ! Certains enfants ont une maladie capillaire
appelée « la teigne »... Je ne savais pas que
cela existait encore !!! Traitement de choc : on leur gratte le
crâne jusqu’au sang pour passer une lotion. Là
je dois dire que c’est beaucoup pour moi qui suis toujours
en train de leur caresser la tête, je m’abstiens tout
à coup, en fait ils perdent leurs cheveux par poignées.
C’est horrible !!!
Etant seule maintenant comme volontaire, je vais prendre ma pose
cigarette au petit maquis d’en face avec Rabbi qui m’explique
qu’elle a un gros problème car elle n’arrive
pas à obtenir un acte de naissance pour son fils de 7 mois.
Elle aurait dû le déclarer à la maternité
dans les 45 jours mais comme elle a accouché seule dans la
rue et qu’elle s’y est juste rendue pour couper le cordon,
elle ne connaissait pas cette procédure. Maintenant elle
doit payer 4 000 FCFA, soit environs 6 euros, pour obtenir un passe-droit
et effectuer les démarches ; je vais l’aider dans ce
sens, cela va de soi…
Tout ça me colle tout à coup un petit coup de cafard
: je suis enrhumée il fait une chaleur épouvantable
; ce vent d’hiver qu’on appelle l’harmattan nous
quitte, l’été arrive et on le sent bien. Je
ne connais pas le taux d’humidité dans l’air
mais ça colle !!!
La nourriture n’est pas simple à gérer pour
moi : ce riz mélangé aux haricots cela devient une
torture ! Je mange du pain que j’achète au bord de
la route le matin.
Quand le moral est bas, certaines choses pèsent lourd dans
la balance et l’optimisme en prend un coup, comme les voir
cracher les déchets de nourriture sur la table, le petit
Jo baignant dans son pipi à même le sol, les enfants
qui mangent avec les doigts, toute cette nourriture sur le sol,
les mouches sur la vaisselle, les gosses qui pissent partout et
n’importe où surtout, les petits qu’on couche
à même le sol sur un pagne parce ce qu’ils ne
sont pas propres la nuit ; résultat : le matin, il règne
une odeur pestilentielle dans la chambre, une seule serviette pour
douze et j’en passe…
Sani, un jeune homme de 18 ans qui vit ici aussi et qui était
parti avec Adjima en voyage me laisse perplexe : il lui manque un
quart d’heure de cuisson à celui-là ! Il course
les enfants avec un grand couteau de cuisine, ce qui évidemment
les fait hurler de terreur, allume la télé à
fond (on ne s’entend plus), pique de la nourriture dans l’assiette
des petits, démonte du matériel et laisse tout en
rade au milieu de la pièce, ce qui est dangereux pour les
petits. Il a un scooter tout pourri qu’il fait couiner dans
la cour ! Comme si on n’était pas déjà
assez pollués, il nous en remet une couche… |
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| 39.
Dany l'enfant nu ! Publié
le 27/01/2011 à 02:39

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| 40.
Déjeuner ! Publié
le 27/01/2011 à 02:40

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| 41.
Mardi 26 janvier Publié
le 27/01/2011 à 02:41
Aujourd’hui, nous
allons acheter le matériel car j’ai décidé
de repeindre la douche !!! Nous nous rendons donc à Lomé.
Comme Prosper, le missionnaire, est là, il me propose de
visiter son orphelinat qui, lui aussi, dépend de l’association
REMAR ; et nous voilà partis tous les quatre Adjima (le papa),
Prosper et moi, sans oublier super Sani qui nous accompagne.
Nous passons donc à l’orphelinat ; la maison est plus
grande que celle que nous occupons et mieux agencée. Elle
accueille une vingtaine de garçons dont quelques-uns sont
handicapés mentaux mais ils ne pourront pas rester dans cette
maison très longtemps : cela fait plusieurs années
qu’ils ne paient plus le loyer mensuel (100 000 FCFA), ce
qui représente 150 euros, et vont se faire expulser dans
les mois qui viennent. Je trouve ça complètement dingue
mais, en même temps, je ne connais pas la façon dont
est géré ce centre et quelle est la position de REMAR
dans cette affaire.
Nous arrivons donc au magasin de fournitures pour la maison qui
s’appelle "AU TOIT DE DIEU". Il a fallu marchander
sec car ils m’ont vue arriver, la yovo, mais Adjima s’est
fâché très fort et nous avons fini par nous
entendre. J’ai donc acheté 4,5 L de peinture couleur
gris métallisée, un rouleau, un pinceau, de l’essence
de térébenthine et un sac de carrelage, car je vais
aussi poser du carrelage au sol… Mais là, ça
se corse : quand j’ai demandé de la colle à
carrelage, on m’a regardée de travers en me disant
qu’ici on faisait du ciment pour coller le carrelage ! Je
ne sens pas du tout cette affaire et je n’en démords
pas : Je veux de la colle !!! Sani nous dit que nous trouverons
ça vers la maison, il en est sûr ! Nous repartons donc
plein d’espoir mais, arrivés au magasin, le responsable
nous explique que peu de gens ici utilisent ce procédé
sauf quelques "spécialistes" ce qui est très
rare… Alors là, je sens que je prends du grade auprès
d’Adjima ! Il me regarde avec beaucoup de respect et me dit
"Demain, nous retournons à Lomé tous les deux
et je vais t’aider à trouver le ciment-colle que tu
veux, je te promets…"
Nous perdrons donc une demi-journée, car il faut savoir que
si nous prévoyons de partir à 9 heures, nous sommes
encore là à 11 heures ! En attendant, dès que
je suis rentrée, j’ai donc repeint la douche et la
petite pièce communicante qui était des anciens WC.
Rabbi s’est fait un plaisir de me donner un coup de main et
je dois dire que cette couleur métallisée a fait le
bonheur de tous ! La douche est en « argent », c’est
trop magnifique, disaient les enfants, attendez que le carrelage
soit posé et vous allez voir ! Finito les pieds dans la m….
mes petiots…
Je suis rentrée vers 15 heures, un peu saoulée par
les odeurs de peinture à l’huile, pris une douche,
et me repose en attendant 18 heures. J’ai rendez-vous avec
les autres volontaires pour manger une pizza et regarder un film
dans un bar. |
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| 42.
22 heures, retour de la "Soirée pizza"
Publié le 27/01/2011 à
03:03
J’ai d’abord
pris un taxi-moto jusqu’à la douane où j’ai
retrouvé la troupe de volontaires ; nous étions sept
! Nous avons trouvé un taxi et bien, croyez-moi ou pas, mais
nous sommes montés tous dans la même voiture, trois
devant et quatre derrière, plus le chauffeur !!! Déjà,
gros fou rire...
Nous arrivons au resto, nous nous installons... Je n’en crois
pas mes yeux en regardant la carte ! Pizza Reine, Margarita, Quatre
fromages, Provençale, etc…
Je regarde autour de moi : que des blancs ! Tout d’un coup,
tu ne sais plus où tu es... Pour une fois, j’ai fini
mon plat, repue !!!
La soirée se poursuivait par un film, mais quand j’ai
aperçu Bruce Willis à l’image, une brusque envie
de dormir m’a prise...
Retour en taxi avec deux volontaires jusqu’à la fameuse
douane, ensuite obligée de prendre un taxi-moto car les voitures
ne roulent pas dans les rues ensablées et là j’ai
eu la trouille de ma vie car il n’y a pas de lumière
dans les rues et à moto dans le sable, ça dérape
! Il y a des endroits comme des petites dunes et hop ! petits sauts
à moto, sensations assurées… |
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| 43.
Photo 46 Publié
le 27/01/2011 à 16:10

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| 44.
Photo 47 Publié
le 27/01/2011 à 16:28

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