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65.
Trop contents, les petits !
Publié le 05/02/2011 à
15:28

Limonade et coca pour tous, c'est la
fête !
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66.
Rabbi !
Publié le 05/02/2011 à 15:29

Drôle et petillante comme ce
qu'elle boit avec gourmandise !
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| 67.
Vendredi 4 février
Publié le 05/02/2011 à
15:43
Aujourd’hui, c’est
décidé, on inaugure !
Les « travaux sont ok ».
Je suis allée acheter du coca et de la limonade. Les enfants
n’ont pas d’école ça tombe bien ! Il nous
manque Gloria et Pascaline qui sont à l’hôpital.
Pascaline étant séropositive, elle doit suivre un
traitement quotidien qui, heureusement, est bien pris en charge,
sauf les analyses. J’espère qu’à ce sujet
elle pourra les suivre…
Elles rentrent vers 11 heures, c’est tout bon ! J’ai
une vidéo de la scène mais je n’arrive pas à
la transférer, je vous assure que c’est quelque chose
!
On a vraiment ri ! Rabbi qui adore cette douche qui lui permet d’avoir
les pieds au propre nous a fait un numéro de chant assez
étonnant ! Elles ont gravé mon surnom (celui que m’a
attribué Norma : Manou) dans la dalle en ciment, ça
me touche.
Nous avions aussi invité nos deux nouveaux arrivants à
l’orphelinat : deux poulets que nous avons baptisés
: « Polo et Pauline ». La Pauline est destinée
à pondre, ça va peut-être leur sauver la vie…
Je les quitte vers 15 heures, je m’échappe pour le
week-end à l’hôtel, toujours en culpabilisant,
mais bon, ne dit-on pas qu’il vaut mieux tenir que courir
? Je dois vous avouer humblement que la douche sur un banc avec
un seau et un bol en plastique, tout ça à l’eau
froide, au bout d’un moment, quand on sait qu’il y a
une alternative même provisoire, difficile de résister
! |
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| 68.
L'inauguration de la douche (enfin) !
Publié le 05/02/2011 à
16:07

... et on coupe même le ruban !
(sous le regard très sérieux des petits et des grands...)
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| 69.
Trop mignons Publié
le 06/02/2011 à 00:07
La voiture pour eux, c'est la liberté
!
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| 70.
Retour dimanche fin d'après-midi
Publié le 10/02/2011 à
17:19
J’appelle comme
convenu Martin (mon taxi moto attitré) pour qu’il vienne
me chercher. Il me répond : « Cinq minutes, je suis
là ! » Je m’étonne de la rapidité
puisqu’il ne tourne pas dans le quartier, mais bon, je me
dépêche de ranger mes petites affaires au bord de la
piscine et je l’attends tranquillement devant l’entrée
de l’hôtel, assise sur le trottoir.
Il arrive 40 minutes plus tard !
Nous prenons la route, tout va bien et, tout à coup je sens
la moto qui crachote, je lui demande évidemment ce qui se
passe et il me répond tranquillement : « On n’a
plus beaucoup d’essence ! »
Non, ça ne va pas recommencer !!!
Un peu plus loin, nous trouvons une station, il ne s’arrête
pas ! À nouveau, je l’interroge. Réponse : «
Non là, c’est trop cher ! » Je ne discute pas
mais je commence à flipper…
La route de Lomé à Adidogomé maintenant ; je
la connais bien, mais voilà que là, je suis perdue
! Il nous fait passer dans des endroits invraisemblables, ensablés
et super dangereux, alors que Lomé est goudronnée
partout ! Je ne lui pose pas de questions, je comprends qu’il
nous fait passer par des raccourcis, mais quel choc ! Je pensais
en avoir vu pas mal depuis que je suis là, mais là
!!! Nous traversons des quartiers d’une pauvreté indescriptible,
des décharges publiques dans lesquelles trainent, nus pieds,
des adultes et des enfants à la recherche de je ne sais quoi
à récupérer, des rats qui grouillent autour
de tout ça… Moi qui ai une réelle phobie des
souris, alors là je lève les pieds !!! Nous traversons
quelques marchés, je suis certaine que nous sommes dans un
des quartiers les plus pauvres de Lomé. Je demande à
Martin : « quand est-ce qu’on reprend la route
normale ? » Il me répond : « Non, la route elle
est gâtée », expression utilisée ici quand
quelque chose ne fonctionne pas ou est abimé ; on dit «
gâté ou ne travaille pas ! » Bon, ce n’est
pas tout ça mais on n’a toujours pas pris d’essence…
Nous rejoignons la route goudronnée et tout à coup
il s’arrête, siffle un homme assis devant une cabane,
lui fait signe deux avec sa main et je vois arriver le fameux monsieur
avec deux bouteilles de whiskys, un entonnoir et le voilà
qui remplit le réservoir ! Effectivement, il lui donne 1
000 FCFA au lieu des 1 150 à la station ; mais à la
station, le prix est au litre à 575 FCFA et là il
a eu deux bouteilles de 75cl. Je ne suis pas sûre qu’il
y gagne vraiment sur cette affaire, mais là je m’en
fous, c’est rempli, nous allons pouvoir rentrer, ce n’est
pas le moment de rentrer dans un cours de math !
Le code de la route, ici, c’est quelque chose ! On roule un
coup à droite, un coup à gauche, les feux rouges,
on les grille ! Pour tourner à gauche, on ne se met pas à
droite, non, on se met à gauche en contre sens et en longeant
le trottoir ; non mais là, j’ai eu la trouille de ma
vie !!!
Quand j’arrive enfin à la maison, on me dit «
Bonne arrivée ! »J’ouvre mon sac et là
: je découvre que le pot de miel que j’avais acheté
pour les enfants s’est ouvert dans mon sac !!!
Le week-end est bien terminé ! |
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| 71.
Lundi 7 février 2011
Publié le 10/02/2011 à
17:31
Avant de partir à
l’orphelinat, Maman Thérèse s’approche
de moi et me dit qu’elle doit me parler. Je m’inquiète,
qué passa ? Elle trouve que je ne vais pas
bien parce que je ne mange pas assez ! Ca y est, ç’est
reparti ! Cela part d’un tellement bon sentiment, mais que
dire ? J’ai beau lui répéter que tout ce que
je demande ce sont des légumes et des fruits, elle continue
désespérément à me préparer du
riz, du riz gras, de la semoule et du Fufu. En fait, je comprends
qu’elle veut que je me plie au régime togolais mais,
désolée, vraiment, c’est impossible, d’autant
qu’il y a des familles où sont placés d’autres
volontaires qui, eux, mangent vert.
Je la rassure donc du mieux que je peux, lui explique que je suis
une petite mangeuse, que je mange déjà du riz tous
les midis à l’orphelinat, qu’il n’y a pas
de malaise et, pour finir, que je ne serais jamais capable d’avaler
la quantité qu’ils absorbent sur leurs trois repas.
Je lui promets que s’il y avait le moindre souci, je serais
claire sur le sujet, mais pour tout vous dire, je commence à
en avoir ras le bol d’avoir à me justifier sans cesse.
Vivement que je rentre et que je mange ce que je veux !
J’arrive au centre, ce matin, les filles ont fait tout le
travail ! J’ai juste à m’occuper des quatre petits,
puis Adjilla m’invite à boire un petit café,
(de chez monsieur Nescafé) et nous commençons une
grande discussion qui va durer deux heures, la mission de cette
semaine étant l’ouverture du compte à la banque.
- C’est bien joli tout ça, lui dis-je, mais il va falloir
s’organiser, parce que c’est bien de mettre quelques
sous en banque mais je pense qu’il faudrait aussi avoir quelques
projets bien concrets. A savoir : les enfants qui ne sont plus en
âge d’aller à l’école et qui sont
totalement inactifs. Pourquoi ne pas essayer de leur trouver une
formation ? Ca ce serait un investissement pour l’avenir non
? Il me répond la chose suivante : Tu comprends, maman Manou,
le problème est que pour ça, il faut payer le taxi
moto et la nourriture tous les jours et ça, nous ne pouvons
pas le payer ! Ok, on tourne en rond : pas de sous, pas de transport
; pas de transport, pas de formation… Je lui propose donc
la chose suivante : A Kpalimé, il y a une ferme orphelinat
pour réhabilitation avec des adultes ; donc, ce que nous
pourrions faire, c’est acheter un monsieur et une madame cochon,
quelques lapins, des poules et on démarre ! On vend, on mange,
et tout le tra la la ! Alors là, j’ai vu son visage
s’illuminer ! Mais bien sûr ! Moi je vais adorer ce
projet, et je vais m’investir ! Je vais leur demander de faire
un enclos tout de suite et en route ! Donc, prochaine mission :
aller acheter le bétail ! Mais pour le moment, il part jeudi
en Côte d’Ivoire chercher du matériel, il me
propose de l’accompagner, je réfléchis un moment,
mais comme la dernière fois il est parti pour 3 jours et
qu’il est revenu au bout de 15, cela me dissuade... Ce qui
est bien c’est qu’il va déposer Mary chez sa
mère au Ghana en passant. Elle est trop contente de faire
un petit break en vacances… |
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| 72.
Mardi Publié
le 10/02/2011 à 18:19
Demain Mercredi, j'emmène
les enfants à la plage ! Fiesta à la maison ! Mais
voilà Adjilla n'est pas décidé à nous
emmener avec son gros 4/4 et me propose donc de les conduire ! Panique
à bord ! Son engin date de Mathusalem et c'est quand même
une grosse responsabilité de trimballer 10 personnes là-dedans
! Nous faisons donc un essai en faisant le tour du quartier, cela
a fait son effet ! Tout le monde était dehors, plié
de rire, la Yovo qui conduit c’est pas tous les jours ! Les
vitesses, ça va à peu près mais il n'y a pas
de frein !!! Il faut pomper, je me retrouve quasi debout sur la
pédale, comment je vais faire ??? Et en plus, il faut traverser
Lomé avec tous les deux roues, je suis très très
inquiète ! Mais lui, il trouve que je me débrouille
bien, il n'est pas difficile, le gaillard !!! Bon, je vais tester
: puisque demain matin nous allons à la banque, je vais faire
le trajet avec lui. Ensuite, j'aviserai... Bon sang, je vais m’en
souvenir de ce voyage au Togo !!!Ils ont tous voulu la photo ! |
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| 73.
La plage Publié
le 10/02/2011 à 18:48

Un après-midi à
la plage avec les enfants, Mary a refusé de retirer son caleçon
!
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| 74.
En voiture Simone! Publié
le 10/02/2011 à 18:54

Départ, les filles sont
contentes ; à ce moment précis, je ne sais pas encore
ce qui m'attend !
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