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9.
Artisanat togolais
Publié le 11/01/2011 à
21:59

Un escalier qui monte vers . . . .
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10.
Centre médico-social
Publié le 11/01/2011 à
22:01
Le centre ADIDOGOME où je suis
"affectée".
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| 11.
Premier jour à l'orphelinat
Publié le 13/01/2011 à
17:59
Ce matin, rendez-vous
avec Michèle ma Co-volontaire à 7h30 et, comme l’orphelinat
est beaucoup trop loin du lieu où j’habite, nous utilisons
le mode de transport le plus répandu à Lomé
: le taxi moto ! Il faut s’accrocher car les routes sont plutôt
difficiles et bien sûr pas de casque…
Arrivée à bon port, je m’organise avec mon chauffeur
et nous décidons qu’il sera là tous les matins
pour m’accompagner ; il est ravi d’avoir une course
assurée et moi mon transport…
Au centre, je rencontre Gloria la femme du responsable qui est actuellement
au Burkina, Mary une jolie jeune fille de 23 ans, Rabby qui est
malade en crise de paludisme et pas en forme, les enfants dont Dany
l’enfant qui vit tout nu et qui me saute dans les bras ! Il
ne me quittera pas de la journée !
La première tâche qui m’est affectée est
la douche des petits et là je découvre qu’il
n’y pas d’eau dans la maison sauf un puits, allons-y
! Il faut remplir deux seaux, coller les gosses dans une bassine
et les arroser avec un bol en plastique, savonner et rincer ; l’eau
sale, on la jette dans la rue !
Je m’adapte, mon étonnement fait beaucoup rire donc
je la boucle et fais ce qu’on me dit…
Puis nous sommes passées à l’atelier «
lessive », alors là, c’est encore une autre histoire,
on lave à la main comme on peut avec du savon, on rince deux
fois, c’est limite comme hygiène et on étend,
j’oubliais, on jette toujours l’eau sale devant la porte
!!!
Les enfants sont rentrés de l’école, ils n’ont
pas cours cet après-midi, nous les faisons déjeuner
(une énorme assiette de riz accompagnée de haricots,
de la sauce et un tout petit morceau de poulet, ce sera tout ! par
manque d’argent il n’est pas possible de faire mieux,
on est loin des 5 fruits et légumes par jour…
Après déjeuner, à ma grande surprise, tout
le monde au lit, sauf qu’ils n’ont pas tous un lit,
juste des matelas posés à même le sol et comme
il n’y en a pas pour tout le monde, certains dorment à
même le ciment, je suis sidérée, d’autant
qu’une volontaire Suédoise a acheté il y a quelques
mois une dizaine de matelas, ma Co-volontaire me fait part de son
étonnement, nous pensons qu’une partie du don a été
vendue pour acheter à manger.
En fait, l'orphelinat survit en vendant des frippes issues de dons,
le riz et les produits de base sont fournis par une ONG RAMAR basée
au burkina, pas de médicaments, bien sûr, et pas question
d'appeler le médecin or, nous avons trois enfants malades
et rien pour les soigner, la nonchalance voire le désintérêt
de la responsable me décontenance... Pendant qu’ils
dormaient je suis sortie au supermarché avec Marie acheter
quelques éléments de base et d’hygiène
puis à la pharmacie, pas besoin d'ordonnance ici !
En rentrant, j’instaure un moment précieux : le petit
thé entre nanas, franche rigolade et bavardages. L'Afrique,
c'est ça il faut faire preuve de fatalisme sinon on tombe
fou. S'en suit la séance des devoirs, difficile de suivre
pour certains mais ils sont plutôt attentifs.
Retour dans ma famille d’accueil vers 18 heures, dîner
à 19 heures, petite clop sur le toit-terrasse de la maison,
on ne fume pas au Togo…
Ce soir, le petit garçon de la maison est venu m’apporter
un dessin qu’il a fait pour moi,c’est très particulier
car les enfants de la maison communiquent peu et, de temps en temps,
ils vous montrent un intérêt particulier ou une petite
attention tout à fait inattendue.
Nous sommes 15 personnes dans la maison, la famille de sept personnes,
2 volontaires et 8 pensionnaires venant de la famille ou amis qui
font leurs études sur Lomé et dont les parents vivent
à la campagne. Il existe une forte solidarité dans
le cadre de la famille voire d’une ethnie, ils se regroupent
souvent au sein d’un même quartier quand ils émigrent.
La religion est omniprésente au Togo c’est assez impressionnant,
il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs, rien
ne peut ébranler leur foi. Dieu est présent partout,
(moi je pense qu'il n'aime pas le soleil d'Afrique sinon il ne laisserait
pas faire) il suffit de regarder les noms des commerces : «
Cadeau du ciel », « Dieu seul suffit », «
la main de Dieu » et sur les taxis « Dieu seul sait
».
Le Dimanche tout le monde va au culte, ma famille d’accueil
est de religion Pentecôte, cela se rapproche de la religion
protestante et je les accompagne dimanche à la messe, expérience
à suivre...En attendant demain, je dois être au centre
à 6H30 pour accompagner les petits en classe et passer la
matinée avec eux en cours, il est 22 heures, je vais donc
stopper là mon petit récit car depuis que je suis
là, je me couche à 20H30 c'est dingue !!!
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| 12.
Ma première semaine !
Publié le 14/01/2011 à
16:06
Je commence à
m’organiser dans cette petite vie togolaise, mon petit taxi
moto qui m’attend tous les matins devant la porte à
7H30, il s’appelle Martin et me dépose devant la porte
de l’orphelinat, ça me va très bien… j’achète
du pain pour les enfants, douche dans la bassine, trente minutes
plus tard cela ne se voit plus puisqu’on vit dans le sable,
ménage dans la maison, un peu de palabre avec les filles,
j’ai installé un banc qui trainait derrière
la maison, tant qu’à faire autant être assises
! en fait le rythme de travail est plus que lent, on est loin du
Hameau, il faut y aller doucement sans quoi on ne sait plus quoi
faire ; moi, je m’excitais un peu au début mais j’ai
vite compris que « qui va lentement va longtemps ».
Ce matin, en triant les haricots, grande discussion avec Rabbi,
Nigérienne, mère de trois enfants abandonnés
au pays, elle nous refait trois enfants au Togo, dont Dany qui vit
à poil et une petite Marie toute mignonne mais qu’elle
ignore totalement et n’a d’yeux et d’amour que
pour son dernier qui se prénomme Jo et qui a 7 mois, je lui
pose donc la question suivante : mais pourquoi autant d’enfants,
tu n’as que 27 ans ? La contraception pourquoi pas ? Réponse
: ça donne le cancer ! Et les préservatifs alors ?
Réponse : ici, quand on demande à un homme de porter
« ça » c’est une insulte, c’est comme
si on le soupçonnait d’avoir une maladie. Alors là,
les bras m’en tombent ! On peut argumenter ce qu’on
veut, peine perdue, mais il y a du boulot de com' en Afrique, vous
me rajoutez la religion là-dessus et allons y !
A 12h30, les grands rentrent de l’école pour déjeuner
toujours très heureux de retrouver leurs Yovo (les blanches
pour ceux qui suivent !). En fait heureusement qu’il y a des
volontaires pour les bisous parce qu’ils en manquent cruellement
; ici rien ne leur est accordé, on les nourrit, on les loge,
on les envoie à l’école mais surtout ne rien
demander de plus, pas d’éducation, pas de valeurs,
le midi quand ils mangent il y en a autant au sol que dans leur
estomac, personne pour leur dire comment faire, on peut toujours
essayer mais… Alors on fait un jeu avec un gage : à
celui qui en mettra le moins à côté !
Nous avons fait des jeux et chanté des chansons aujourd’hui,
les préférées de toutes : "Meunier tu
dors" et "Sur le pont d’Avignon". Ca a duré
très longtemps, impossible de les arrêter !

Vers 16 heures, nous quittons l’orphelinat avec Michèle,
ma Co-volontaire et nouvelle copine par voie de conséquence,
une petite bière bien fraîche au maquis du coin (Bar)
qui s’appelle « À la grâce de Dieu »,
musique à fond, impossible de parler, nous demandons au patron
s’il est possible de baisser et là surprise il décroche
un fil dénudé pour éteindre une enceinte sur
les deux, le bouton du son, connait pas !!!
Vendredi soir, j’étais invitée à dîner
dans la famille d’accueil de Michèle, deux femmes qui
sont sœurs et qui sont d’une gentillesse et d’une
générosité incroyables. J’ai trouvé
au supermarché de Lomé une bouteille de Bordeaux qui
me paraît correcte et nous avons passé une soirée
agréable mais surtout, je dois dire, j’ai mangé
correctement depuis mon arrivée : du poisson mais quel bonheur
! Il me faut vous dire que je mange terriblement mal dans ma famille
d’accueil : riz et pilon de poulet à la sauce tomate
tous les soirs je n’en peux plus ; le midi au centre : riz
et haricots avec une sauce hyper pimentée, c’est mon
menu quotidien depuis que je suis là ! Je n’en peux
vraiment plus !!! Ah oui en plus ici le poulet, on l’appelle
« le poulet bicyclette » tellement c’est de la
carne, je crois que j’en suis dégoutée pour
le restant de mes jours et je ne suis là que depuis à
peine une semaine, il va falloir que je réfléchisse
à trouver une solution…
Demain, nous allons au grand marché de Lomé et Dimanche
je vais à la messe ou au culte, je ne sais pas vraiment comment
on dit…
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| 13.
Un grand merci à tous pour vos message !
Publié le 15/01/2011 à
16:59
VOUS N'IMAGINEZ PAS COMME
CELA ME MET DE BONNE HUMEUR DE VOUS LIRE !!!
GROS BISOUS |
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| 14.
Mapopo, Makafi et Dany Publié
le 15/01/2011 à 17:45
La toilette ! |
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| 15.
Dany, 3 ans et Christian, 3 mois
Publié le 15/01/2011 à
17:48
Tout va bien !
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| 16.
Mapopo et Makafi Publié
le 15/01/2011 à 17:52
Petits calins... |
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| 17.
Dimanche ! Publié
le 16/01/2011 à 18:47
Un peu de mal à
communiquer aujourd'hui : Monsieur Internet ne veut pas travailler
correctement...
Hier, nous sommes allées au marché, Michèle,
Colette, sa logeuse et moi-même en taxi moto. Vous n'allez
pas me croire, mais le mien est tombé en panne d'essence
! Je lui ai bien précisé que j'étais un peu
âgée pour le coup de la panne mais je pense qu'il n'a
pas compris mon humour... Je suis donc partie avec un autre, et
lui, le pauvre, il a poussé ! j'avais de la peine pour lui...
Le marché du samedi est incroyable, cette profusion de fruits,
légumes, poisson sêché (là, j'ai un peu
de mal). J'ai surtout trouvé de la fleur d'hybiscus pour
me concocter des tisanes. J'ai déjeuné chez Colette
et Loppé qui logent ma copine et je suis rentrée tranquillement.
Ce matin, j'ai assisté au culte pentecôtiste avec Thérèse
que l'on doit appeler précisément "Maman Thérèse".
Je ne m'attendais pas à ce que j'aivu ! Quelle ferveur !!!
Je ne comprennais pas tout car ils parlent en Ewé, mais j'ai
compris qu'ils se repantissaient beaucoup ; ça m'a collé
un coup de cafard tout à coup !!!
Je suis donc rentrée me réfugier dans ma chambrette,
puis je suis allée à l'orphelinatdans l'après
midi retrouver les enfants. C'est génial de les voir sauter
de joie parce qu'ils ne s'attendent pas à te voir. Ils ont
juste besoin de cela en fait : qu'on s'occupe d'eux ! Je ne sais
pas vraiment (et c'est perturbant) comment nous perçoivent
exactement les adultes de l'orphelinat ; j'ai posé la question
à Gloria, la femme du directeur de l'orphelinat, et elle
m'a répondu simplement "Vous nous aidez parce que vous
pouvez nous acheter des choses". Il faut faire l'effort de
rentrer dans leur tête, d'essayer de la comprendre et de les
observer pour comprendre qu'ils n'ont pas le temps, ni l'énergie
pour du sentimentalisme. Ce qu'il faut d'abord, c'est survivre,
donc peu importe, il n'y a pas de remerciement à attendre,
on n'est pas là pour ça. Il faut juste être
prudent et fournir des produits qui sont utilisables dans l'instant
pour les enfants, sans intermédiaire. Nous avons chanté
quelques chansons et je les ai quittés pour les retrouver
demain matin.
Demain après midi, première réunion dans les
bureaux de Projects Abroad : je vais rencontrer les autres volontaires.
J'ai hâte de savoir comment ils vivent leur expérience,
eux aussi.
Maintenant, je vais vous quitter : je dîne à 19h15
précises ; à 20H, je suis dans ma chambre et je me
couche tôt ; heureusement, j'ai quelques bouquins. Pourvu
que le stock soit suffisant jusqu'à la fin de mon séjour.
Bises à tous...
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